IA de confiance

IA de confiance : souveraineté, sécurité et fin du verrouillage applicatif

La confiance, condition sine qua non du passage à l’échelle

L’intelligence artificielle est désormais identifiée comme un levier majeur de performance et de compétitivité. Pourtant, en France, seules quelques entreprises sont réellement passées à l’échelle, malgré des retours sur investissement déjà mesurables.

Le frein n’est plus technologique. Il est stratégique. Les directions générales et les DSI ne déploieront l’IA massivement que si elles ont confiance dans les modèles, les données et désormais dans les agents IA, qui commencent à se substituer aux applications métier traditionnelles.

Dans ce contexte, souveraineté, sécurité et conformité ne sont plus des contraintes. Elles deviennent les fondations d’une IA de confiance, capable de transformer durablement les organisations sans les enfermer dans de nouvelles dépendances.

Si l’intelligence artificielle s’impose comme un levier stratégique, son déploiement à grande échelle reste freiné par une question centrale : la confiance. Cet article analyse comment souveraineté, sécurité et gouvernance des agents IA deviennent les piliers d’une IA de confiance, capable de libérer les organisations du verrouillage applicatif tout en restant conforme aux exigences réglementaires.

L’AI Act et l’ANSSI : vers une IA gouvernée par le risque

Avec l’entrée en vigueur de l’AI Act, les systèmes d’intelligence artificielle sont désormais encadrés par une approche fondée sur l’analyse des risques, en particulier pour les usages dits « à haut risque ».

Loin de freiner l’innovation, ce cadre réglementaire, renforcé par les recommandations de l’ANSSI, offre une opportunité claire : structurer une stratégie d’IA de confiance reposant sur la transparence, la robustesse, la responsabilité et la maîtrise des environnements techniques.

Pour les COMEX comme pour les DSI, l’enjeu est clair : faire de la conformité un accélérateur de transformation, et non un facteur d’inertie.

 

Agents IA et désintermédiation applicative : la fin d’un modèle ?

La montée en puissance des agents IA révèle une évolution profonde du système d’information.
De plus en plus d’organisations explorent la désintermédiation applicative, en contournant des ERP et des solutions SaaS rigides au profit d’agents intelligents capables d’orchestrer directement les processus métiers.

3 objectifs structurent cette dynamique :

  • Réduire les coûts de licence,
  • Sortir du verrouillage éditeur,
  • Reprendre la maîtrise de la logique métier et de la souveraineté applicative.

Ce mouvement marque une rupture : la valeur ne réside plus dans l’application, mais dans l’agent IA qui pilote les processus.

La souveraineté IA ne se limite plus aux données

Dans ce nouveau paradigme, la souveraineté ne se résume plus à l’hébergement des données.
Elle s’étend à la capacité de concevoir, déployer et piloter ses propres agents IA, indépendamment des couches applicatives sous-jacentes.

Une IA de confiance repose sur des infrastructures maîtrisées, auditables et conformes aux référentiels nationaux, notamment SecNumCloud et la doctrine ANSSI.
Pour un COMEX, cela signifie une IA capable de libérer l’entreprise de dépendances historiques, tout en restant alignée avec les exigences réglementaires européennes.

Sécurité opérationnelle : traiter l’IA comme un actif critique du SI

Gouvernance, menaces et nouveaux vecteurs d’attaque

Intégrer l’IA générative ne consiste pas à connecter une simple API.
C’est introduire de nouvelles surfaces d’attaque, de nouveaux flux de données et, désormais, des menaces agentiques, capables de s’adapter dynamiquement à leur environnement.

Les travaux récents montrent qu’un LLM peut générer des scripts capables de contourner des protections ou de s’adapter à des contextes d’exécution variés. La menace ne repose plus uniquement sur des signatures, mais sur des comportements évolutifs.

Face à ces risques, l’ANSSI identifie trois grandes familles de menaces spécifiques :

  • L’empoisonnement des données d’entraînement,
  • L’exfiltration de modèles ou d’informations sensibles,
  • Les attaques par injection de prompts.

La réponse passe par une extension systématique des analyses de risques aux composants IA et leur intégration complète dans la PSSI et la gouvernance cyber.

Infrastructure IA souveraine : un prérequis, pas une option

La première ligne de défense reste la gouvernance de la donnée :
classification fine, principe du moindre privilège et cloisonnement strict entre entraînement, validation et production.

Pour les données sensibles, l’hébergement doit être maîtrisé : on-premise, cloud privé ou infrastructures qualifiées. L’objectif est double : réduire l’exposition et conserver la maîtrise des corpus qui alimentent modèles et agents.

C’est précisément la philosophie d’AtheniA Infra.AI de Tersedia : une infrastructure IA privée, étanche, reposant sur des GPU dédiés, déployable en environnement souverain ou « dans vos murs ».
Les RSSI disposent ainsi d’un socle cohérent avec les recommandations de l’ANSSI, couvrant données, modèles, agents, journalisation et supervision.

Vers une IA responsable : transparence, humain et sobriété

L’IA ne transforme pas uniquement la productivité. Elle redéfinit la manière dont les organisations décident, travaillent et rendent des comptes.
Une IA performante mais opaque, énergivore ou socialement destructrice n’est plus acceptable.

L’IA responsable repose sur plusieurs principes clés :

  • Contrôle humain sur les décisions sensibles,
  • Traçabilité des raisonnements,
  • Capacité à auditer et contester les résultats.

Avec la montée des agents IA, ces enjeux deviennent critiques. Sans gouvernance robuste, ces systèmes peuvent devenir des boîtes noires difficiles à auditer, avec un impact direct sur les collaborateurs et les processus métiers.

Avec AtheniA Gen.AI, nous adoptons une approche « humain dans la boucle ».
Grâce aux architectures RAG, chaque réponse générée peut être reliée à des sources vérifiables. L’agent IA assiste, mais la décision finale reste humaine, notamment pour les cas d’usage sensibles.

L’IA de confiance comme avantage compétitif durable

Souveraineté numérique, sécurité opérationnelle, gouvernance des agents IA, transparence et sobriété : l’IA de confiance devient un pilier stratégique pour les organisations.

Elle ne se limite plus à un sujet technologique.
Elle constitue un levier de résilience, de compétitivité et de crédibilité auprès des régulateurs, des clients, des talents et des investisseurs.

Avec AtheniA, nous nous positionnons comme le socle technique de cette ambition : permettre aux entreprises de reprendre le contrôle de leur IA, sans compromis sur la sécurité, la conformité et la performance.

Une solution pour chaque secteur et chaque fonction
Quel que soit votre secteur d’activité ou votre rôle au sein de votre organisation, il existe forcément une solution Tersedia qui vous correspond.